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Horaires d'ouverture jusqu'au 03 février : 10h - 17h
26 Rue Ferruce - 84000 Avignon
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La légende de Saint-Bénézet

Tous les récits décrivent Bénezet comme un adolescent. L’examen de ses reliques l’a d’ailleurs confirmé. Originaire d’Ardèche, ce jeune berger, considéré comme un véritable meneur d’homme, a véritablement existé ! Devenu patron des ingénieurs, il a sillonné les routes jusqu’à Langres pour récolter des dons qui lui permirent de financer son œuvre, autour de laquelle il parvint à fédérer toute une population.

Mais de Saint Bénezet, on connait aussi la légende…

Un jour d’éclipse solaire, le jeune Benoît alors qu’il faisait paître les brebis de sa mère, entendit Jésus-Christ s’adresser à lui, pour lui commander de construire un pont sur le Rhône. D’abord incrédule, le jeune berger se mit en route. Il croisa d’abord un ange vêtu en pèlerin qui lui proposa de le guider jusqu’à la rive du fleuve où se trouvait une barque qui devait le conduire à Avignon.

Une fois sur place, il devrait se signaler à l’Evèque et à son peuple. Il s’acquitta de ses 3 oboles, sa seule fortune, auprès du passeur qui lui fit traverser le Rhône. Se présentant à l’Evèque, Benoît eut ces mots : « Ecoutez moi ! et sachez que Jesus Christ m’a envoyé vers vous pour que je fasse un pont sur le Rhône ».

L’Evèque et son viguier, très suspicieux de cette bravade, lui lancèrent un défi. « Comment, vil personnage, ne possédant rien, tu te vantes de faire un pont, là où ni Dieu, ni Pierre, ni Paul, ni même Charlemagne, ni aucun autre n’ont pu l’exécuter ?… Cependant, comme l’on sait que les ponts se construisent avec des pierres et de la chaux, je te donnerai une pierre que j’ai dans mon palais, et si tu peux la remuer et la porter, je te croirai capable d’exécuter ton œuvre ».

Et c’est devant l’Evèque et tout son peuple que Benoît, prenant cette pierre que 30 hommes n’auraient pu déplacer, la souleva et la porta jusqu’au lieu où la première arche du pont devait être jetée. Benoît fut aussitôt qualifié de saint : ce jour-là, il accomplit 18 miracles de guérison !

Ce récit, rédigé en latin sur une feuille de parchemin dans sa version d’origine, est aujourd’hui conservé aux Archives Départementales. Il est suivi d’une déposition de témoins, qui laisse penser qu’un procès en canonisation avait été entamé, enregistrée environ 20 ans après sa mort.